Pas de souci, je vais bien. Je n'ai tout simplement pas eu le temps d'écrire ces derniers temps. Je crois toujours que j'ai atteint mon maximum d'hyperactivité et puis non, je franchis toujours un nouveau pas. Alors quid de ma vie ? Beaucoup de travail donc et aussi beaucoup de déplacements. 
Comme je suis (un peu) historien, remontons le temps.
Après le petit week-end à Nice pour les Contes avec Annick et Juliette, je me suis envolé vers Berlin où Ol m'a rejoint. Trois jours extraordinaires. Je n'y étais plus allé depuis...1993 et les choses ont bien changé. Architecture moderne mais pas toujours audacieuse, rues démesurées, chantiers..., des richesses culturelles incroyables, l'empreinte de l'Histoire. Bref un tourbillon de surprises, de merveilles . Et puis, deux opéras de Richard Strauss à la Deutsche Oper : Die Aegyptische Helena, une rareté, nouvelle production avec un casting dominé par l'Hélène de Ricarda Merbeth. Musique magnifique avec quelques longueurs que parvient à faire oublier le talent du couple Marelli. Le lendemain, Elektra (encore) couplée judicieusement par la très rare Cassandra de Gnecchi. L'idée de présenter ces deux opéras dans une sorte de continuité est particulièrement ingénieuse. En première partie, le retour d'Agamemnon à Mycènes qui se termine par son meurtre puis, après l'entr'acte, le spectacle nous conduit quelques années plus tard. Même décor bien sûr, mêmes personnages qui ont vieilli. Rencontre au sommet entre la plus extraordinaire des Elektra- Janice Baird- et la toujours captivante Agnes Baltsa - Klytemnaestra.

















Une petite semaine de travail bien intense pour finir à Paris, appelé par le devoir (le stage AEFE).
L'occasion d'écouter la merveilleuse Marie-Nicole Lemieux dans un un programme Schumann particulièrement exigeant au TCE et, toujours au TCE le lendemain, la performance de la volcanique Joyce DiDonato dans la Béatrice de Béatrice et Bénédict de Berlioz. Soirée d'opéra en concert qui laisse sur sa faim tant les chanteurs sont inégaux et la direction sans vie (Colin Davis). Mon séjour à Paris a été marqué par le thème des expositions universelles : très belle rétrospective photographique à la conciergerie puis ballade près du Palais de Tokyo et visite du musée de l'immigration, ancien musée de l'Outre-mer inauguré lors de l'exposition coloniale de 1931. Un stage pour une fois intéressant avec l'expo Bonaparte et l'Egypte à l'IMA à la clef. Des collègues sympas, un IPR brillant et dynamique. C'est tellement rare que ça doit être souligné.

Nous voilà déjà aux vacances de février. Un week-end de St Valentin à Rome. Quoi de plus romantique ? Surtout quand le soleil est de la partie. Mon premier séjour à Rome. Un choc. On ne sait où donner de la tête. Emotion pure devant des oeuvres tant et tant étudiées en cours : Chapelle Sixtine, l'Ecole d'Athènes, le Château St Ange, les forums, les fontaines... Il me faut y retourner d'urgence. 













Retour à Vienne pour le bal de l'opéra. Encore un moment inoubliable où, transformé en agent de sécurité avec Marie, j'ai passé une partie de la soirée badgé à donner des informations aux invités et à demander aux gens de ne pas fumer. Ce qui ne m'a pas empêché de profiter du spectacle et de la danse jusqu'à la fermeture à...5h30.






La rentrée n'en a été que plus dure. Ma Divette est venue combler le vide laissé par le retour d'Ol. Près de trois semaines de vie commune, pour préparer notre mariage prévu en... 2040. Nous avons beaucoup travaillé. Des journées de 12 h (conseils de classes, TPE, formation, remplacement d'Aliénor, reprise des répétitions) mais beaucoup de moments sympas : opéras (surtout pour la Divette, dont la Lucia di Lammermoor avec Anna Netrebko et la pire des Carmen jamais entendue : Vesselina Kasarova), week-end à Budapest.





Wassyla partie, une semaine entière au lycée avec presque un lit de camp sur place. et puis, voyage à Paris avec les élèves. Epuisant bien sûr mais très enrichissant. Une très bonne Illusion comique à la Comédie Française et puis un moment de pause bien mérité chez Mariage Frères à lire le dernier Jean-François Parot.

Enfin hier soir, reprise de Jenufa de Janacek avec Agnes Baltsa dans le rôle de Kostelnica. L'orchestre joue trop fort mais Baltsa brûle les planches et Merbeth dessine une Jenufa magnifique de sensibilité. Encore une semaine et ce sont les vacances. Ouf.




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