NOTES D'UN EXILE CANNOIS A VIENNE
Après un cours de chant avec ma Ju, petit apéro avec ma prof préférée, Pauline, Sophie, Martin et Matthias, le copain de Ju. Je devais
virer tout le monde à 23h et puis, coupe d'Europe oblige, tout le monde a voulu voir les prolongations...
Résultat, pas très frais le matin pour partir à Paris. Encore un peu
d'énergie cependant pour me ballader dans le Marais, déjeuner avec Thierry puis faire des courses : Gibert (j'avais envie d'acheter plein de bouquins d'Histoire. C'est fou comme hors de Paris et
Lyon, on ne trouve quasiment rien en librairie en France), Galeries Lafayette, Vuitton, Ladurée. Quelques minutes de repos chez Sandrine et Fred avant de repartir dîner dans un très bon
restaurant du 5ème arrondissement, Louis Vins : excellents plats, vins délicieux et cadre vraiment agréable avec vue sur la cave. Le lendemain matin, direction Grand Palais pour l'expo
Marie-Antoinette. Un vrai bonheur. Mise en scène par Robert Carsen, l'exposition se révèle un vrai plaisir pour les yeux (objets, tableaux, lumières) et les oreilles (beaucoup de musique). Très
pédagogique parce que chronologique, elle est aussi parfois thématique. La dernière pièce, qui se rétrécit et s'assombrit vers la dernière représentation de la reine (le célèbre croquis de David)
est particulièrement réussie.

Très fatigué, j'ai passé mon dimanche après-midi à comater avec Sandrine après le déjeuner.
Début de semaine un peu difficile donc, avec lejury du bac et toujours des sorties. Don Carlo lundi et Cecilia Bartoli mardi.
Après Don Carlos, Don Carlo et sa production de 1989 semble bien pâlichon et poussiéreux et quand on a l'inécoutable Franco Farina dans le rôle titre, il y a de quoi fuir. Elisabeth (Norma
Fantini) est acceptable, Eboli (Luciana d'Intino) est vulgaire et sans classe (il faut fermer les yeux car les qualités vocales sont indéniables). Restent Thomas Hampson, très bon quoiqu'un peu
usé et surtout René Pape, imposant Philippe II.
Cecilia Bartoli a été applaudie à tout rompre avant même d'avoir ouvert la bouche. Le concert est magnifique. On admire le choix des oeuvres (rares pour certaines; cf son dernier CD consacré à
Maria Malibran), la qualité de l'orchestre, l'immense technicienne, l'immense musicienne (et sa générosité). On regrette parfois un volume un peu réduit. L'opéra de Zurich lui convient
parfaitement. Le Musikverein est un peu trop vaste. reste un grand moment de musique.