Mercredi, nous avions le Vortragsabend annuel à la Wienersingakademie, une occasion de nous produire en soliste dans la Neuer Saal du Konzerthaus. Avec quelques amis dont Pauline, ma dealeuse en fondue, nous avons chanté le finale du premier acte de Cosi. Pauline chantait Despina, Didl Fiordiligi, Vero Dorabella, Tomas Guglielmo, Corny Ferrando et moi Don Alfonso. J'étais redevenu baryton le temps d'une soirée. Pas de souci pour les aigus, pas de stress. On avait beaucoup répété et malgré les contraintes, on a fait un tabac. Les deux soeurs ont joué les pétasses cannoises avec tous les acessoires : portables, sacs, rouge à lèvres...





Il est très tard et je dois pas mal bosser alors je ferai bref.
Week end express à Cannes, histoire de profiter un peu du festival. Notre petit rituel a recommencé : camping à 5 dans l'appartement, champagne à gogo, allers-retours sur la croisette, déjeuner sur la plage en charmante compagnie (pour ne pas les nommer : Hospo, Maman, Wassyla et Aldjia). Des stars comme s'il en pleuvait (comme elle est belle Natalie Portman)... Et puis les amis dans la queue devant le palais (Françoise et Alain, Mr Nounet), devant la tente Cannes Cinéphiles (Domieuh avec qui j'aurais bien passé un peu plus de temps...), ou à la corbeille (Christiane)...
De très bons films : Le dernier Woody Allen, la version restaurée de Lola Montès de Max Ophüls, Gomorra déroutant mais très intéressant sur la Camorra de Naples, The Chaser, excellent thriller sud-Coréen.


Bien Sûr, Indiana Jones IV était l'événement du week-end.


Mais les stars étaient aussi ailleurs



Bye Bye la Croisette. Et encore un grand merci à G et J.

Un week-end épuisant vient de s'achever, épuisant moralement plus que physiquement. Il est certaines épreuves qui vous mettent à plat pour un bon moment... Mais les questions les plus importantes sont souvent celles auxquelles on ne veut pas répondre...
Mis à part ça, des répétitions au Konzerthaus pour notre Vortragsabend du 21 mai. Ca devrait rouler. Du beau solei et de quoi passer de bons moments sur les terrasses du Naschmarkt ou bien les pelouses du Burggarten.

Hier, le Staatsoper donnait un opéra de Korngold, Die tote Stadt (1920). La production date de 2004 et donne à voir de splendides images sur le rêve, le mélange entre l'imagination et la réalité. L'histoire est celle d'un homme replié sur lui-même à Bruges après la mort de sa femme Marie. Il lui a consacré dans sa maison une pièce spéciale avec un portrait, des mèches de cheveux. Un temple comme il aime lui même le nommer. Un jour il croise le sosie de Marie, une danseuse, Marietta à la tête d'une troupe de type comedia dell'arte. Au cours d'un rêve, il finit par les confondre et tuer Marietta. Au réveil, il revoit Marietta et décide de quitter Bruges, la ville morte, la ville de la morte.
Superbe production de Willy Decker, avec notamment l'idée d'un double du héros, Paul, joué par un acteur et un double du décor. Musicalement, la représesentation est de très haut niveau, à la fois du côté de l'orchestre dirigé par Philippe Auguin et des solistes remarquables : Angela Denoke, Klaus Florian Vogt et Markus Eiche.

Un petit extrait de la production viennoise, avec le très beau lied de Pierrot.



Angela Denoke

Klaus Forian Vogt



Un petit aller-retour à Cannes, histoire de revoir un peu ma famille : mon grand-père en rééducation, ma soeur de passage avec ses enfants, maman et Marc qui nous avaient fait une délicieuse bouillabaisse, histoire entre autre de fêter les 30 ans de ma soeur et la réussite au concours de chef d'Ol.


Et puis samedi, grand jour pour Françoise et Alain : un beau mariage, une Françoise épanouie, un Alain rayonnant et des amis chers que l'on retrouve.








Fin de ma première saison à la Wiener Singakademie. Beaucoup de stress, beaucoup de boulot et de répétitions mais aussi de très beaux moments et de très belles amitiés, le plaisir de chanter sous la direction de grands chefs et avec de grands chanteurs.
Hier soir, troisième et dernière représentation des Capulet de Bellini, l'un de mes opéras préférés : mélodies magnifiques, duos enivrants, des larmes assurées lorsque Roméo descend dans la crypte où Juliette a été enterrée. Certes, quelques passages un peu pompiers (il fallait voir Elina Garanca-Romeo mimer un rodeo avec lasso pendant les séances d'enregistrement...) mais ils font partie intégrante de l'oeuvre. L'impression de départ est restée sensiblement inchangée : des tempi un peu trop bousculés, des contrastes brutaux, de très beau soli parmi les Symphoniker : clarinette, Harpe. Fabio Luisi connaît bien son orchestre et communique très bien. On aurait aimé ça pour le choeur qu'il a laissé livré à lui-même lors du premier concert avec les problèmes que cela peut entraîner et notamment des départs un peu flottants. Les séances de reprise samedi ont clarifié le tout et nous étions de plus en plus à l'aise (excepté pendant le finale du I hier soir pendant quelques secondes). Côté solistes, Elina Garanca était de plus en plus impliquée, tour à tour fougueuse puis bouleversée. Elle a même pleuré vendredi soir au point de ne pas revenir un moment saluer. Anna Netrebko a campé une Juliette mémorable à tout point de vue avec les fêlures dans la voix qui ont ajouté ce surcroît d'émotion aux représentations. Souffrante hier soir, elle a tenu quand même a chanter moyennant quelques coupures. Elle n'est vraiment pas qu'un pur produit marketing : une très grande artiste avec une voix magnifique et une très grande sensibilité. Le Tebaldo de Joseph Calleja est tout simplement le meilleur que j'aie entendu : voix virile, aigus insolents. Lorenzo et Capellio étaient plus contestables encore qu'honnêtes.
On a fêté la dernière dignement.

Anna Netrebko

Elina Garanca



Avec Robert Gleadow (Lorenzo) et Joseph Calleja
 


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