Enfin deux semaines de vacances. Il fallait bien ça même si au lycée, nous n'avons travaillé que quatre semaines consécutives. Mais
entre les TPE, les conseils, Brindisi, le choeur il me fallait bien ces quelques jours. Oh bien sûr, je suis parti avec quatre paquets de copies, des partitions à apprendre mais le simple fait de
pouvoir se lever quand on en a envie et de profiter un peu du temps libre, des DVD de Côte Ouest (ah! Valene avec ses robes à fleurs, JR, Bobby en guest stars et même Karen Allen, la Idiana Jones
girl du premier volet dans le pilote, ça vaut son pesant de cacahuètes. Dommage que la Warner ne veuille pas éditer les autres saisons), de Téchiné, de Jules César, pouvoir faire un peu les
boutiques...c'est génial.
Pour le week-end de Pâques, petit AR à Lyon. Alors tout d'abord, mille excuses à l'une de mes plus assidues lectrices, ma Joane préférée. Pas eu le temps de l'appeler ni même de voir PH ou
Gérald, de passer plus de temps avec Nath... La prochaine fois promis.
Hospo m'a rejoint chez la Divette. J'étais très content parce qu'il est admissible à son concours de chef. Nous avons papoté et mangé quelques lyonnaiseries, de quoi raviver mes vieux souvenirs
d'étudiant. On a quand même fait un peu de culturel : une très belle expo Poussin autour d'un tableau tout juste acquis par le musée des Beaux-Arts : la fuite en Egypte. Le site du musée lui
consacre quelques videos très sympas.
De retour à Vienne, j'apprends que Carmen en Espagne est annulée et en même temps j'ai renoncé au choeur de chambre, de quoi me laisser une fin d'année plus tranquille...

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Troisième nouvelle production de la saison. Troisième "mocheté" mais sans
conteste celle qui remporte la palme de la nullité. Décor inexistant (un pan incliné blanc pivotant, fermé par un pas de porte vertical auquel on peut ajouter des tables sur les côté et qui
forme ainsi une croix, thème récurrent du spectacle; des échafaudages métalliques au III), costumes laids notamment au II avec la gitane et sa suite vêtus de rouge et de noir, portant des
bibles en tenue de cow boy. La vulgarité touche à son comble quand Nadia Krasteva se met à jouer et à chanter (des poitrinages et des passages qui ressemblent à des vomissements) an tapant ses
fesses... David Poutney qui avait pourtant signé une très belle mise en scène de Jenufa et de Osud touche ici le fond. Du coup, on s'ennuie et le décor nuit à l'acoustique : les voix se
perdent. Alors bien sûr Salvatore Licitra se permet de hurler son Alvaro comme il l'avait fait au Met. C'est laid, souvent faux, sans ligne de chant mais à la fin, on finit par s'habituer.
Alastair Miles n'est pas si mal en Marquis de Calatrava et en Padre Guardiano (Poutney assure que les relations entre Leonora et les deux personnages sont presque identiques d'où le choix du
même chanteur), Nina Stemme malgré son timbre magnifique, n'a pas tout à fait la voix de Leonora et la fatigue se fait sentir (elle enchaîne depuis décembre ici Sieglinde, Senta, Leonora
et va commencer les répétitions de Siegfried où elle chantera Brünnhilde, sans parler de la reprise de la Force !!!!!!). Puisse-t-elle ne pas faire sa Studer. Fra Melitone est sans intérêt.
Reste le don Carlos de Carlos Alvarez, le seul à vraiment tirer son épingle du jeu avec Zubin Mehta qui obtient de très beaux moments des Philharmoniker.
Bref, une soirée bien décevante. Yaroslava : viens remplacer Nadia s'il te plaît.
Nadia Krasteva et Carlos Alvarez
Nina Stemme et Salvatore Licitra
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Un petit article en vitesse avant d'entammer un nouveau marathon...
La semaine dernière, voyage Comenius à Brindisi. Pour moi, un petit aller-retour : départ mecredi et retour vendredi pour aller directement de l'aéroport au Konzerthaus en répétition.
Jolie petite ville des Pouilles avec de belles églises romanes, gothiques et néoclassiques, les deux colonnes de la Via Appia, un port à triple vocation commerciale énergétique et
militaire...
Nous avons été très bien accueillis par les collègues italiens et les élèves ont présenté leur projet sur le Danube. Ils ont impressionné nos hôtes par leur politesse et la qualité de leur
travail. Tant mieux.
Comme au Portugal l'an passé, beaucoup d'agapes dont le repas de bienvenue : pas moins de 15 antipasti suivi de quatre services. On n'en pouvait plus. Et puis, quel bonheur de manger des fruits
de mer et du poisson... Murielle est restée jusqu'au samedi avec les élèves avec un passage à Rome.
J'ai quand même trouvé le moyen de me choper une laryngite. Résultat, pas top pour la Passion. Des quintes de toux sur la scène et vue que la musique est presque continue et qu'il n'y a pas
d'applaudissement entre les morceaux, je n'en pouvais plus. La fiesta du 150ème anniversaire du choeur était plutôt sympa.
Le lendemain, deux concerts au Musikverein : la Passion selon St Jean avec Harnoncourt (au moins, après avoir chanté St Matthieu et écouté St Jean, je peux faire mes Pâques sans problème) et le
Don Pasquale de Donizetti avec un Muti déchaîné et de jeunes chanteurs impressionnants pour certains. Clou de la soirée : le duo Pasquale Malatesta que j'avais chanté au conservatoire de Cannes.
C'était génial. Mais Riccardo, de près, c'est un peu décevant.
Reprise des cours, conseil de classe, TPE à corriger et à interroger, copies récupérées (ça promet pour les vacances). Snif. Vivement vendredi.
La colonne de la va appia

La cathédrale

Benedikt à Brindisi en juin prochain

Mumu et nos élèves

Le lycée de Brindisi

Un Christ érotique

Riccardo Muti
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Après une nouvelle semaine de cours et de répétitions (vivement que cette satanée Passion selon Saint Matthieu soit passée : beaucoup de répétitions et de
stress), un bon Paillasse mais un médiocre Cavalleria avec un Lotric un peu fâché avec la justesse et une Lukacs terrifiante de vulgarité en Santuzza, me voici dans l'avion samedi matin pour
Florence. Deux jours avec Maman dans une ville où je n'étais plus allé depuis 15 ans. L'objectif avoué était de voir une nouvelle Elektra avec Agnes.
Beauté de l'architecture, ambiance ennivrante, bons petits restaus, musées richissimes, le regard se perd un peu mais quel bonheur!
Mes coups de coeur : les incontournables David de Michel Ange, Printemps de Botticelli et Méduse du Caravage mais aussi les superbes salles du palazzo Vecchio, les fresques de Masaccio à la
chapelle Brancacci, les fresques de l'église Ognisanti...et puis et puis... Il y a tant de splendeurs qu'on en finit par oublier les hordes de touristes.
Le Ponte Vecchio

Persée dans la Loggia de la place de la Seigneurie

Petit spectacle sur la place

Saint Augustin par Botticelli

Santa Maria Novella

Les fresques de la chapelle Brancacci

Hercule et Diomède

Les Davids...

Dimanche, représentation d'Elektra dans la production de Robert Carsen. Un véritable bijou : la scène recouverte de sable noir est encadrée par des murs sombres d'où certains personnages sortent
tels des fantômes. Un immense trou duquel Electre déterre le cadavre de son père, dans lequel disparaissent Clytemnestre puis Oreste et enfin Egisthe. Les éclairages sont très crus et mettent en
relief les visages torturés. Beaucoup de figurantes auxquelles sont mêlées les servantes, tour à tour choeur antique ou clones d'Electre. Un spectacle très réussi sur le plan visuel. La tragédie
à l'état pur, sans artifices. On se concentre sur le drame.
L'exécution musicale n'est pas en reste, dominée par les excellentes prestations de Christine Goerke en Chrysothémis et bien sûr d'Agnes Baltsa en Clytremnestre, une fois de plus hallucinante,
osant tout sur le plan vocal et scénique. Les deux chanteuses ont reçu les applaudissements les plus nourris. Retour de Baltsa en Italie après 20 ans d'absence! Sa dernière prestation était Romeo
à la Scala en 87. L'Electre de Susan Bullock se situait un cran en dessous, non pas tant dramatiquement que vocalement, avec un vibrato serré un peu gênant au début. Matthias Goerne, grand
spécialiste du Lied était un peu couvert par l'orchestre et Stanford Olsen s'est très bien sorti du rôle ingrat d'Egisthe. Au pupitre, Seiji Osawa était tout simplement superbe, tirant de
l'orchstre des sonorités magnifiques. La tension a atteint son comble avant l'assassinat de Clytemnestre.



Un petit prosecco

Le Porcellino ou l'assurance de retourner à Florence
par wienergigi
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