Katja Kabanova est un opéra du Tchèque Janacek. Opéra en trois actes mais très court : 1h40. La première avait lieu hier au Theater an
der Wien. Une fois de plus un spectacle original et inventif (Keith Warner) servi par une très belle distribution et une très belle mise en scène. L'action se déroule sur les bords de la Volga.
Katja Kabanova est une jeune femme mariée à un homme alcoolique dont la mère, très possessive est jalouse de sa belle-fille. Luttant contre ses passions, Katja finit par se jeter dans les bras du
jeune Boris. Découverte, elle se suicide et se jette dans le fleuve. Une musique très dramatique laissant aussi beaucoup de place au romantisme. La direction de Kirill Petrenko à la tête du
RSO de Vienne est très énergique et ne couvre jamais les chanteurs. De ceux-ci se distinguent Stella Grigorian et Johannes Chum tandis que Melanie Diener en Katja impressionne par son
investissement scénique (une voix très tirée dans l'aigu pourtant) tout comme Anja Silja dans le rôle de la belle-mère.
Ovation dans la salle.

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7 reprises de Manon, cette saison. Hasard de la programmation, Rolando Villazon n'était pas associé à Anna Netrebko pour
les représentations de janvier mais à Norah Amsellem. En revanche, Jonas Kaufmann devait être le Des Grieux de Netrebko. La Staatsoper, qui connaît décidément beaucoup de malheurs cette saison
avec ses distributions a dû compter avec l'annulation du sexy Jonas, victime de côtes cassées. Du coup, bien évidemment, l'annulation d'Anna Netrebko a plané quelques jours sur la tête
du directeur Holender, la célèbre soprano austro-russe étant de plus enceinte. Et puis finalement, Anna a chanté la première, annulé la seconde et assuré la troisième. Son Des Grieux était
Massimo Giordano, jeune ténor italien qui pour moi fut une très bonne surprise : beau timbre, bel engagement scénique (il en fait moins que Villazon) diction satisfaisante (rien ne vaut
pourtant Roberto Alagna). Il forme avec Anna Netrebko un couple tout à fait crédible. L'interprétation de cette dernière était encore plus convaicante que l'an passé, avec un Français un peu
mieux maîtrisé, de superbes couleurs et surtout un timbre extraordinaire et une puissance hors du commun. Les coupures imposées par la direction réduisent à leur plus simple expression les
seconds rôles. Quel dommage quand on a Adrian Eröd en Lescaut et à nouveau Sophie Marilley en Javotte. Passons sous silence, le Des Grieux père de Dumitrescu. La direction de Claude Schnitzler
aurait pu être un peu plus nerveuse mais bon... ne boudons pas notre plaisir.
Cette semaine, je devrais retrouver Anna Netrebko pour les répétitions des Capulet avec Elina Garanca et Joseph Calleja... De beaux moments en perspective.
Massimo Giordano et Anna Netrebko
Adrian Eröd et Sophie Marilley
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Comme toujours, la reprise est un peu diffcile : élève à remotiver (on est encore en vacances dans trois semaines. Le périodes courtes
sont vraiment une plaie), répétitions Stravinsky.
En plus de ça, une grande déception : Aida ne sera pas au lycée l'an prochain. Je sais bien, c'est elle la plus triste mais pour trois postes, 42 dossiers dont la plupart "vrais" résidents.
Malgré son bon dossier, Aida n'avait aucune chance. C'est vraiment nul.
Fin de semaine, Sylvie est venue me rendre visite. Sylvie est ma gentille copine de la Fnac. Premier séjour à Vienne, alors on a fait les touristes de base : Hofbourg, Schönbrunn mais aussi la
très belle exposition sur Toutankhamon, très intéressante mais je trouve l'affiche un peu mensongère avec le sarcophage en or du Caire. On n'avait que les sandales et quelques bijoux. Mais comme
souvent aujourd'hui, expo très pédagogique.
Le soir un petit opéra. Pour Sylvie, c'était une première et pour moi, deuxième somnambule avec Ciofi en une semaine. Aucun regret. Grâce à Yves et à Simina, deux excellentes places dans la loge
impériale. Et puis Ciofi nous a encore ennivré de son chant.
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Qui ne connaît pas la MGEN ? Au cas où certains de mes visiteurs l'ignoreraient, c'est la Mutuelle Générale de l'Education Nationale,
autrement dit, un élément du pack offert aux stagiaires IUFM lorsqu'ils entrent en fonction avec la MAIF, la CAMIF et le SNES. Comme tout pack, tout n'est pas d'égale qualité.
En France, la MGEN, c'est très cher mais ça fonctionne plutôt bien. Quand on part à l'étranger et qu'on ne veut pas s'embêter en paperasses inutiles, on garde la MGEN et on passe à la section
internationale et là, brusquement, les choses se gâtent.
Outre le fait de payer une cotisation exorbidante (mais c'est normal, on gagne plus), les remboursements sont un véritable calvaire : trois mois minimum et quand on a des frais importants, c'est
pas génial.
L'an paséé, suite à un malaise survenu lors d'un cours avec mes 4ème, je suis allé consulté un ophtalmo à Fréjus, qui comme Hospo, devant les symptômes m'a demandé de contacter d'urgence un
cardiologue pour faire des examens approfondis. De retour à Vienne, je me rends à l'hôpital et là, le check up commence par des analyses de sang. Au total plus de 800 € à payer. En Autriche, pas
de chèque mais des virements qui se font par internet. Qu'à cela ne tienne, je "vire" en deux fois la somme. En France, je vais voir le cardiologue (carnet de rendez-vous plein à Vienne) et
j'envoie tous les papiers fin juillet à la MGEN. Un mois passe, deux mois, trois mois. Injoignable par téléphone, la mutuelle me répond finalement par mail : des problèmes de personnels ont
entraîné un retard dans les remboursements. Veuillez patienter.
Finalement, fin octobre, je reçois un virement des soins effectués en France. Rien concernant l'hôpital. Un échange de mail m'apprend qu'un courier m'a été envoyé à Vienne me demandant des
justificatifs de paiement. Photocpies de relevés de compte à l'appui, je renvoie un courier avec des attestations sur l'honneur, ordonnances... (Heureusement que Tudor, le mari d'Isabelle
travaille à l'AKH et a pu me fournir tous les papiers demandés...). Un mois passe, puis un deuxième, toujours rien et surtout, toujours les fameux problèmes de personnel qui retardent les
remboursement. Et puis brusquement, un courier daté de début février avec mes factures de l'hôpital. Mais c'est bien sûr ! le fameux courier envoyé soit-disant fin octobre. Re-mail et
re-photocpies des relevés de compte...avec l'adresse miracle pour que le dossier soit traité en priorité. Il y a trois semaines, un mail m'avertit qu'en fait ce qui m'est arrivé s'apparente pour
la MGEN à un accident du travail et que je dois désormais -soit 1 an après - me retourner vers le lycée et reremplir des papiers mais qu'en attendant, ils procédaient au remboursement. 10 jours
plus tard, la somme de 420 € est apparue sur mon compte en banque. Soit un peu plus de la moitié de ce que j'ai déboursé.
Alors la MGEN va aller se faire f... Je résilie la mutuelle vu qu'en Autriche, la sécu rembourse à 100% chez les médecins conventionnés et à l'hôpital. Je vais ainsi économiser 1440 € par an.

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