Dans quelques minutes, je serai dans la S bahn pour l'aéroport. Pas beaucoup de temps donc.
Pas de compte-rendu de Götterdämmerung de Wagner à la générale duquel j'ai eu la chance d'assister vendredi grâce à Juju qui a très bien chanté Flosshilde. Je retourne le voir dimanche.
Juste un mot : une euvre phénoménale admirablement servie vocalement et dominée par Eric Halfvarson en Hagen et Stephen Gould en Siegfried.
Samedi et dimanche, j'étais au Musikverein pour deux concerts du cycle Harnoncourt. Le chef baroqueux est toujours aussi fascinant et son orchestre fantastique. AU programme, deux symphonies de
Haydn et des airs du même compositeur et de Mozart par Patricia Petibon. Une fois de plus, elle a enflammé la salle du Musikverein. Un jeu très convaincant qui n'intervient jamais au détriment de
la musique. Et quelle voix ! Des drolissimes "Hat der Schöpfer des Leben" à Salamlecula en passant par l'élégiaque "vorrei spiegarvi". De quoi me ravir deux fois... Merci à Patricia et à Babsi
pour la photo.
Super concert vendredi. On a pu un peu se lâcher sur scène. Il faut dire que le casting s'y prêtait :
génial.
Il a neigé hier sur Vienne. Je suis allé faire une petite ballade à Schönbrunn histoire de me sortir un peu de
mes copies...Je rêvais de le voir sous un manteau blanc...
Une semaine un peu difficile en raison d'un rhume transformé en bronchite progressivement. Mais heureusement,
un rayon de soleil est arrivé au lycée : Patricia Petibon, avec qui nous chantons Candide au Konzerthaus. Charmante, intelligente, pétillante, talentueuse. Bref, elle nous a tous subjugués. Et
hier après-midi, à la générale, elle nous a laissés sans voix.
Je ne suis pas très attaché aux commémorations et le hasard du calendrier a fait qu'avec mes Terminales en
ECJS, j'ai commencé un cours sur la mémoire de la Shoah lundi. Stéphane Audoin-Rouzeau venait de parler du rapport demandé par l'Elysée sur les journées de commémoration et s'opposait à
Jean-François Coppé. Moi, je suis favorable à la réduction de ces journées et de toutes ces actions que l'on doit mener dans les écoles, sorties de leur contexte qui concourent à une course à la
victimisation et la culpabilité.
Bref, tout ça pour dire que cette semaine, en plus du 90ème anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, nous chantions la grande messe des morts de Berlioz, oeuvre gigantesque prévue pour
près de 500 exécutants. Oeuvre difficile mais pleine de surprises, alliant le spectaculaire et le plus intime (si si malgré le nombre de musiciens...).
La Singakademie et le Singverein, les deux grands choeurs de Vienne fêtant leur 150ème anniversaire, nous avons donné deux concerts ensemble dans nos salles de concert respectives le Musikverein
et le Konzerthaus. Un grand moment surtout lorsqu'il est dirigé par Bertrand de Billy qui nous a complètement portés. La première répétition avec lui était géniale. Pour les concerts, on n'a pas
toujours atteint ce qu'il voulait mais on s'en est bien sorti je crois. Pour ma part, le premier était meilleur mais vu que c'était le 11 novembre et que le chef avait juste avant rappelé
l'événement, je me suis senti investi d'une émotion que j'avais rarement ressentie en choeur.
Merci à Pauline pour les photos...prises à la générale.