Chantera, chantera pas ? Telle est la question brûlante que se posaient les Viennois depuis des semaines. L'événement le plus important
dans la capitale autrichienne après la coupe d'Europe, le Méga concert à Schönbrunn avec Anna Netrebko, Placido Domingo, Rolando Villazon, le RSO sous la direction de Bertrand de Billy.
Contre toute attente, Anna a chanté après avoir annulé plusieurs Juliette à la Bastille. Et en plus très bien. C'est la première fois que j'assiste à un de ces concerts en plein air, sonorisés.
De ce point de vue, pas très agréable quand on est habitué aux salles fermées ou même au théâtre antique à Orange. Le son est métallique, pas très équilibré. L'orchestre est celui qui souffre le
plus. Mais led cadre est très beau, en particulier lorsque les derniers rayons du soleil viennent se réverbérer sur la pierre jaune de Schönbrunn. Un programme très éclectique (de Wagner à Lehar
en passant par Rimsky Korsakov et du Musical). La sauce prend bien sûr, le public étant totalement acquis aux artistes. Et puis quelle chance que l'orage quotidien n'ait pas eu lieu. Nos artistes
enchaînent airs, duos et le tout plutôt bien. Domingo est impressionnant, Villazon énergique même si la fatigue se faisait parfois sentir et Anna radieuse (malgré là aussi un aigu un peu à côté
dans un air d'opérette. Mais quelles filles de Cadix de Delibes, avec un français nettement amélioré). En prime, 4 bis (3 solos et l'inévitable Brindisi de Traviata). Une belle soirée.
par wienergigi
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Après un cours de chant avec ma Ju, petit apéro avec ma prof préférée, Pauline, Sophie, Martin et Matthias, le copain de Ju. Je devais
virer tout le monde à 23h et puis, coupe d'Europe oblige, tout le monde a voulu voir les prolongations...
Résultat, pas très frais le matin pour partir à Paris. Encore un peu
d'énergie cependant pour me ballader dans le Marais, déjeuner avec Thierry puis faire des courses : Gibert (j'avais envie d'acheter plein de bouquins d'Histoire. C'est fou comme hors de Paris et
Lyon, on ne trouve quasiment rien en librairie en France), Galeries Lafayette, Vuitton, Ladurée. Quelques minutes de repos chez Sandrine et Fred avant de repartir dîner dans un très bon
restaurant du 5ème arrondissement, Louis Vins : excellents plats, vins délicieux et cadre vraiment agréable avec vue sur la cave. Le lendemain matin, direction Grand Palais pour l'expo
Marie-Antoinette. Un vrai bonheur. Mise en scène par Robert Carsen, l'exposition se révèle un vrai plaisir pour les yeux (objets, tableaux, lumières) et les oreilles (beaucoup de musique). Très
pédagogique parce que chronologique, elle est aussi parfois thématique. La dernière pièce, qui se rétrécit et s'assombrit vers la dernière représentation de la reine (le célèbre croquis de David)
est particulièrement réussie.

Très fatigué, j'ai passé mon dimanche après-midi à comater avec Sandrine après le déjeuner.
Début de semaine un peu difficile donc, avec lejury du bac et toujours des sorties. Don Carlo lundi et Cecilia Bartoli mardi.
Après Don Carlos, Don Carlo et sa production de 1989 semble bien pâlichon et poussiéreux et quand on a l'inécoutable Franco Farina dans le rôle titre, il y a de quoi fuir. Elisabeth (Norma
Fantini) est acceptable, Eboli (Luciana d'Intino) est vulgaire et sans classe (il faut fermer les yeux car les qualités vocales sont indéniables). Restent Thomas Hampson, très bon quoiqu'un peu
usé et surtout René Pape, imposant Philippe II.
Cecilia Bartoli a été applaudie à tout rompre avant même d'avoir ouvert la bouche. Le concert est magnifique. On admire le choix des oeuvres (rares pour certaines; cf son dernier CD consacré à
Maria Malibran), la qualité de l'orchestre, l'immense technicienne, l'immense musicienne (et sa générosité). On regrette parfois un volume un peu réduit. L'opéra de Zurich lui convient
parfaitement. Le Musikverein est un peu trop vaste. reste un grand moment de musique.
par wienergigi
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Le bac est terminé chez nous. Je viens de rentrer mes notes. C'est disparate mais pas trop mauvais comme tous les ans. Avec Isabelle on
avait prévu d'aller corriger à la piscine mais le printemps viennois ne nous l'a pas permis : froid, vent, pluie. Le soleil semble revenu. On en profitera la semaine prochaine.
Pour faire passer les copies, rien ne vaut quelques petites sorties. Entre les beaux opéras programmés en juin au Staatsoper et les invitations à droite et à gauche, pas de quoi s'ennuyer.
Mardi soir, 4ème Capriccio (sans commentaire, toujours génial, Renée au zénith). Mercredi midi, apéritif chez une élève de TS pour nous remercier de l'année scolaire. Mercredi soir nos élèves
Comenius nous ont invités dans un Heuriger à Grinzing. Spare ribs, Palatschinken et Welschriesling, nous avons bien rigolé et j'ai appris quelques secrets de la tektonik. Naze mais y a de quoi
rigoler. Jeudi soir, Don Carlos. Je l'avais vu l'an passé avec Domie et Hervé. Un vrai bonheur. Voix splendides, mise en scène inventive et grâce à Sophie (Thibault), nous étions
Pauline et moi aux 1ères loges, c'est le cas de le dire. Cet opéra gagne vraiment à être entendu en Français dans son intégralité. L'intrigue y gagne en clarté, la musique est sans
longueurs. Et quand on est servi par Ramon Vargas, Iano Tamar, Ain Anger, Nadia Krasetva (vulgaire à souhait mais captivante) et surtout George Petean (Posa) sous la baguette de Bertrand de
Billy, il y a vraiment de quoi se délecter.
Sophie Marilley
(Thibault)
La scène de l'autodafé qui se joue dans la salle et sur la scène. Ici : Nadia Krasetva (Eboli), Sophie Marilley (Thibault), Ain Anger
(Philippe II), George Petean (Posa) et Iano Tamar (Elsabeth de Valois).
Ramon Vargas (Don Carlos)
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En souvenir de ce beau spectacle en décembre.
Evidemment, Agnes Baltsa est extra...
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